Poèmes
Instant poétique
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Lettres bulles
Hélène Campus
Mon Paul Valéry était ouvert à moitié
Effeuillé par le vent qui ne pouvait le lire
Et soufflait dans ses mots pour les faire bondir.
Alors j'ai vu fleurir au front des églantiers
Des vers ébouriffés, tendus vers les nuages.
Des rimes arrondies accrochèrent l'azur
Mêlant leur noir profond à sa tendre bordure.
Et quand fut achevée la partition sauvage,
À force de vibrer, leurs hampes s'éclatèrent.
Des lettres en morceaux vinrent se déposer
Tout contre ma poitrine en tourbillon léger
Dans un parfum de fleurs et d'humides bruyères.
Effeuillé par le vent qui ne pouvait le lire
Et soufflait dans ses mots pour les faire bondir.
Alors j'ai vu fleurir au front des églantiers
Des vers ébouriffés, tendus vers les nuages.
Des rimes arrondies accrochèrent l'azur
Mêlant leur noir profond à sa tendre bordure.
Et quand fut achevée la partition sauvage,
À force de vibrer, leurs hampes s'éclatèrent.
Des lettres en morceaux vinrent se déposer
Tout contre ma poitrine en tourbillon léger
Dans un parfum de fleurs et d'humides bruyères.
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La Poésie à Cuincy
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Dans le cadre du Printemps des Poètes
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